
Retraites, la force d’un mouvement
Au moment où cet édito est rédigé, le projet de loi sur les retraites n’a pas encore été définitivement voté par le Parlement, mais il y a de grandes chances pour qu’il le soit dans les jours qui viennent.
Au même moment, à l’Assemblée Nationale, s’engage le débat budgétaire qui nous promet pour 2011 une politique de rigueur et d’austérité. Hasard des calendriers ? Pas seulement.
Voilà deux ans, lors de l’éclatement de la crise financière, les Etats sauvaient les marchés financiers de la débâcle en s’endettant démesurément. Aujourd’hui, ces mêmes marchés tiennent les Etats endettés sous tutelle. Ils les mettent dans l’obligation de pratiquer une politique de rigueur au risque de voir leur « note » dégradée, ce qui aurait pour effet de renchérir les taux auxquels ils empruntent et donc d’augmenter le poids de leur dette.
On ne comprend rien à la réforme des retraites et à la façon dont le Gouvernement l’a élaborée, si on n’a pas à l’esprit ces éléments. Cette réforme est une partie du mécano de la rigueur qui se met en place. Il fallait une réforme qui rapporte gros, d’où le report des mesures d’âge, 62, 67 ans ; et cela en un minimum de temps, d’où la montée en charge très rapide du dispositif.
Là où l’Allemagne met vingt ans pour boucler sa réforme, la France en met dix.
Là où les Allemands voient la durée du travail augmenter d’un mois par an, pour nous, Français, c’est de quatre mois par an. En faisant des mesures d’âge le cœur du dispositif de sa réforme, en refusant toute négociation sur ce sujet, le Gouvernement a choisi le passage en force. Il savait pertinemment que ce parti pris interdisait toute négociation avec les organisations syndicales.
Ce qu’il n’avait pas mesuré, c’est le rejet massif que ce projet allait susciter dans le pays. Ce qu’il n’avait pas mesuré, c’est la force de la mobilisation que nous étions capables de déclencher. Ce que le pouvoir n’a pas mesuré, c’est le discrédit moral qui frappe tous ceux qui sont accusés de vouloir faire payer les effets de la crise financière aux plus modestes et aux plus faibles. Le séisme de la crise vient de provoquer une première réplique.
L’irruption des lycéens dans le mouvement ne peut se lire autrement. Pour eux, au mot retraite, l’écho répond : chômage, précarité, discrimination… Pour l’UNSA, la force de ce mouvement, qui fera date dans l’histoire sociale de notre pays, s’ordonne autour de trois axes : une critique argumentée du projet de réforme dont le fait saillant est son caractère injuste, une forte adhésion de l’opinion publique devant un mouvement structuré et responsable, loin de tous débordements violents, et, enfin, une unité d’action syndicale qui a marqué les esprits.
En faisant adopter son projet, le Gouvernement aura gagné une bataille : celle de la légalité. La force du mouvement que nous avons initié lui interdit par contre de gagner la bataille de la légitimité, à nos yeux la plus importante. Ce faisant, nous prenons date pour l’avenir. Pour l’UNSA, les critiques formulées contre le projet de loi demeureront une fois la loi votée. Tôt ou tard une autre réforme des retraites plus juste que celle-ci devra être mise en chantier.
L’UNSA sera partie prenante de tous les combats dans le cadre de l’intersyndicale dont nous sommes un des éléments moteurs. Le front syndical contre la réforme des retraites tient et tiendra.
25 octobre 2010
jeudi 4 novembre 2010
Retraires, la force d'un mouvement
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mercredi 20 janvier 2010
UNSA CHEMINOTS : mouvement unitaire le 3 février 2010
EFFECTIFS 2010 DE LA SNCF
La Direction a tenté de dissimuler les chiffres
mais la triste réalité est là !
Le mardi 19 janvier 2010 s’est tenu un Comité Central d’Entreprise. La SNCF avait annoncé une baisse des effectifs de 1400 agents en moyenne pour 2010.
La réalité est toute autre : - 3700 agents en 2010 qui se décomposent comme suit (3 exemples) :
FRET : annoncé par la Direction – 2636
La réalité : – 3438.
INFRA : annoncé par la Direction – 400
La réalité : – 1000.
SNCF VOYAGES : annoncé par la Direction + 61
La réalité : – 600.
Pour l’UNSA-Cheminots, ces chiffres justifient d’autant plus la nécessité de bâtir un grand mouvement unitaire, le 3 février 2010.
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mardi 12 janvier 2010
Grève du 21 janvier: l'UNSA Education et le SGEN-CFDT lancent un appel commun
L'UNSA Education et le SGEN-CFDT appellent à la grève le 21 janvier. Condamnant les suppressions d'emplois publics, la suppression de la carte scolaire mais aussi une mauvaise réforme du recrutement des enseignants, les deux fédérations estiment que les moyens doivent être garantis pour que les jeunes, les parents, ainsi que les personnels gardent confiance dans l’Education et la recherche.
Grève le 21 janvier 2010
Une exigence : des services publics pour une éducation et une formation de qualité
Notre priorité : la défense de l’emploi public
En 2010, L’Etat et les services publics connaîtront leur pire année en matière budgétaire avec 30 000 suppressions d’emplois. Depuis 2007, ce seront au total plus de 100 000 emplois qui auront été supprimés au nom du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Sous prétexte de RGPP, un véritable plan de restructuration, se résumant essentiellement à des suppressions d’emplois et de moyens en oubliant les missions et les besoins des usagers fait des ravages dans les services publics de l’Etat avec de lourdes conséquences sur leur fonctionnement, comme à la jeunesse et aux Sports.
En 2010, L’éducation sera très durement frappée avec plus de 16000 suppressions d’emplois, soit au total plus de 40 000 emplois depuis 2007.
En 2010 se mettra en place une réforme du recrutement et de la formation des enseignants que nous condamnons.
En 2010 se poursuivra la suppression de la carte scolaire qui se traduira par le renforcement des ghettos.
En 2010 le Lycée connaîtra des innovations approuvées par la majorité de la communauté éducative mais qui nécessitent des conditions de mise en oeuvre que nous devons gagner par le combat syndical.
L’ensemble de ces bouleversements s’est caractérisé le plus souvent par une absence de volonté du gouvernement de mener un réel dialogue social.
L’UNSA Education et le SGEN-CFDT dénoncent ce choix politique de déstabilisation du service public.
Dans un rapport du 16 décembre 2009, la Cour des comptes, elle-même, dénonce l’action de l’Etat qui "se révèle incapable d’analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence ; sa politique du personnel est dictée principalement par des considérations budgétaires à court terme". On ne saurait mieux dire que la transformation du système public d'éducation et de recherche mérite une autre politique budgétaire.
En ces temps de crise, les moyens doivent être garantis pour que les jeunes, les parents, ainsi que les personnels gardent confiance dans l’Education et la recherche.
C’est pourquoi l’UNSA Education et le SGEN-CFDT appellent
à la grève le jeudi 21 janvier 2010.
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mercredi 14 janvier 2009
Appel à la mobilisation le 29 janvier 2009
L'Union Départementale UNSA de la Haute Garonne appelle à la mobilisation interprofessionnelle (public, privé) la jeudi 29 janvier 2009.
Appel du 29 janvier 2009
Déclaration commune de propositions et revendications
des organisations syndicales
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.
Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.
Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.
1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.
C’est intolérable et inadmissible.
Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.
La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.
2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.
Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux
3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Il est de la responsabilité de l’État et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnées favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :
- Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.
- Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.
- Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire
- Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.
Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.
- Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.
4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :
- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social
5 – Réglementer la sphère financière internationale
Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.
Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international.
Le 5 janvier 2009
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Publié par UNSA 31 à 21:45 0 commentaires
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